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Exhibition in traditional Japanese house, Omihachiman city.
 
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2010

Projet Similitude with
Takuji Shimmura

BIWAKO biennale 2010, Omihachiman city, Japan.

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Text by
Wen-Yao CHEN

Circuit of
Takuji SHIMMURA

Although Roland Barthe says that "a picture is never distinguished from the object which it photographs,"("Chambre claire") an artist has the right to challenge this fatal relationship. This can be achieved by unforcibly symbolising the original function of the object. In the ordinary use , the printing circuit works as a functioner of the complicated electronic circuit. This process, however, is always hidden in a closed box. The artist's job is to express this circuit process in order to visualise, or un-visualise it in the picture.

On one hand, we see the guilded part of the circuit and the printing wiring. Each image has a light source expressed, and the printing circuit looks like a micro cosmos, which generates the energy to activate its outer system. On the other hand, we don't recognise in the picture the original function of the object. Here, we are free from the context of picture and object. As a result, we lose our conscious sight in the randomly crossing beams of light, and are taken deep into the dark unconscious world.

Now the printing circuit reveals the inmost private realm of our mind, behind which our personal thoughts are usually hidden, waiting for any chance to be revealed.

Socle/Socle of
Hung-Chih WANG

These four columns, whose heights can be changed according to the space, are composed by empty cardboard boxes. At the first sight, each forms of the columns looks like an act of constructions, since the empty boxes which have varieties of shapes are piling up each other. Specifically, the empty box can be seen as an art of sculpture when it is put on the floor by itself, and when another one is put on it, the former will be a “Socle(Stand).” In short, each box always has double roles: an art and a socle, at the place. In the end of this construction, each of these can be a part of the column and a detail of a space.

Next, we notice that the surface of the box is homogenized because it has no labels. In fact, these were found thrown away in the road, which means that the old existence of “what it is” does not exist anymore. In other words, each of the boxes is re-presented as “anonymous absence” and “unknown context”. Closed by the artist, these empty boxes recapture the innocent space. This is how absence turns into complete existence : a metamorphose!

When you encounter identities which are unevenly distributed

Identities are the ones of the most important problems for human existence. People need to be connected with some contexts in order to be recognized or re-recognized their selves.

At the Circuit, Takuji SHIMMURA shows us at the same time, the inside and the outside of a certain system, either absolutely or concretely. Also, at the Socle/Socle, Hung-Chih WANG shows us both opened and closed spaces evenly. In brief, both of them show us the shared contexts and private contexts perfectly. Even though these contexts are hard to be separated since these are connected with each other closely, we always have choices to pick up as we want.

We live with our unevenly distributed identities against the contexts we “chose” through the analogy of this connection.

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Texte de
Wen-Yao Chen

Circuit
Si, selon Barthes, une photographie ne se distingue jamais de son référent, l’artiste réussit à ébranler cette relation fatale lorsqu’il a symbolisé discrètement la fonction de l’objet photographié. Dans l’usage courant, un circuit imprimé a pour but de réaliser un circuit électronique complexe, il se dissimule toujours dans une boîte fermée. En le photographiant, l’artiste le rend à la fois visible et invisible : D’un côté, nous voyons des pastilles, perforées ou non, et des pistes. Chaque image contient une source lumineuse, le circuit imprimé est figuré comme un micro cosmos, où se trouve la source vitale qui fait fonctionner le système extérieur. D’un autre côté, nous ne reconnaissons plus sa fonction originale, or elle est désormais hors contexte. En suivant les traces étincelantes, notre regard part dans tous les sens, et arrive dans les ténèbres de l’inconscient. Le circuit imprimé est ici représenté comme une sphère privée, où se cache la pensée individuelle qui peut se manifester à tout moment.

Socle/ Socle
Quatre colonnes à hauteur variable selon l’espace, composées par des cartons vides. Au premier regard, la forme de carton nous fait penser à l’action de bâtir (il définit un espace) : Un carton seul, posé par terre, nous pouvons le considérer comme une œuvre sculptée, lorsqu’un autre y est superposé, le précédent devient aussitôt son socle. Autrement dit, chaque carton joue toujours un rôle double par rapport à sa position, il est à la fois œuvre et socle. En fin de composition, ils se transforment tous en partie d’une colonne, en détail d’un espace. Ensuite, nous remarquons que les surfaces des cartons sont bien homogénéisées, sans étiquettes antérieures. En effet, ils ont été abandonnés dans les rues, cela signifie que quelque chose n’était plus là : Chaque carton est ainsi représenté comme une absence anonyme, un contexte inconnu. Ce n’est qu’au moment où ils sont fermés par l’artiste qu’ils récupèrent un espace vierge : c’est une métamorphose de l’absence en présence totale.

À la rencontre d’une identité omniprésente
L’identité est l’une des questions importantes quant à l’existence de l’homme. Pour se faire connaître ou reconnaître, tout le monde a besoin de s’attacher à tel ou tel contexte. Dans Circuit, Takuji Shimmura nous montre simultanément un système extérieur et intérieur, tantôt concret, tantôt abstrait. Quant à Socle/Socle, Hung-Chih Wang nous établit parallèlement deux espaces dont l’un est ouvert, l’autre est fermé. En fin de compte, les deux artistes nous proposent perpétuellement des contextes collectifs et individuels. Ces contextes sont collés l’un à l’autre, ils ne se séparent jamais, cependant, nous avons toujours le choix. Par analogie, nous vivons tous avec une identité omniprésente par rapport au contexte choisi.